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Les excuses du pape Léon XIV ravivent le débat sur les réparations dans les Caraïbes sur fond d’avertissement sur l’IA

St. Catherine
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La première encyclique du pape Léon XIV a intensifié le débat en Jamaica et dans l’ensemble des Caraïbes sur la justice réparatrice, après que le pontife a reconnu le rôle institutionnel du Saint-Siège dans l’octroi d’une autorité religieuse à la conquête et à l’asservissement européens. Le document, publié lundi 25 mai et intitulé Magnifica Humanitatis, met principalement en garde les gouvernements et les entreprises contre les dangers d’une intelligence artificielle non encadrée.

Avant d’aborder la technologie, le pape est revenu sur le passé de l’Église catholique. Il a écrit : « il est impossible de ne pas éprouver une profonde douleur en contemplant l’immense souffrance et l’humiliation endurées par tant de personnes. Et donc, pour cela, au nom de l’Église, je demande sincèrement pardon. » CVM a rapporté que cette déclaration va plus loin que les regrets pontificaux antérieurs en évoquant la responsabilité propre de l’institution.

Le débat a rattaché cette histoire aux bulles papales du XVe siècle, notamment Dum Diversas en 1452, Romanus Pontifex en 1455 et Inter Caetera en 1493. Des historiens ont soutenu que ces documents ont contribué à fournir une justification religieuse à l’expansion européenne, à la conquête et à l’asservissement des Africains à travers les Amériques et les Caraïbes, y compris Jamaica.

L’émission a relié ces excuses au plan en 10 points de la CARICOM pour la justice réparatrice, qui appelle à des mesures telles que des excuses officielles, des investissements dans la santé, un soutien à l’éducation, le transfert de technologies, l’annulation de la dette et la réhabilitation psychologique. Elle a également noté que le 25 mars, l’Assemblée générale des Nations unies avait soutenu une résolution qualifiant la traite transatlantique des Africains réduits en esclavage de crime le plus grave contre l’humanité. Le vote a été de 123 voix pour, 52 abstentions et trois contre : les États-Unis, Israël et l’Argentine.

Les invités Dr. Kurt Henry, Stephen Golding et Kim Poole ont salué ces excuses, les jugeant importantes mais incomplètes. Henry les a décrites comme une première étape vers la recherche de la vérité et la guérison. Golding a estimé que la question de la rédemption africaine et de l’esclavage mobilier méritait sa propre encyclique, et non un traitement dans un document plus large consacré à la technologie. Poole a déclaré que la déclaration ouvre la voie à de nouvelles pressions sur le Vatican, tout en insistant sur le fait que la responsabilité doit dépasser le symbole.

Le panel a également examiné la résistance politique à l’étranger, notamment la proposition de Reform UK visant à bloquer les visas pour les ressortissants de pays réclamant des réparations liées à l’esclavage. Les intervenants ont affirmé que Jamaica doit poursuivre l’éducation du public, le travail muséal et le plaidoyer international, tout en affrontant les héritages coloniaux encore présents dans les lois, les institutions et les attitudes locales.

Syndiqué depuis CVM TV News (Video) · publié initialement le .

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