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Mighty Sparrow fête ses 90 ans : Gabby rend hommage au géant du calypso sur SportsMax

Kingston
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Slinger Francisco, l’artiste né en Grenade qui s’est imposé mondialement comme calypsonien basé à Trinité-et-Tobago sous le nom de Mighty Sparrow après son émergence au milieu des années 1950, est célébré pour ses quatre-vingt-dix ans dans une conversation SportsMax Zone qui s’élargit du calypso à la vitalité de la musique populaire caribéenne et à la série de Tests à domicile contre l’Australie.

Né à Grand Roy, il a notamment été nommé officier de l’Ordre de l’Empire britannique dans la liste des distinctions d’anniversaire de la reine en 2015. Les animateurs le présentent comme une figure tutélaire du calypso et accueillent le Barbadien le Dr Anthony Carter, dit Gabby, qualifié d’un autre grand du calypso et de passionné de cricket, pour une première longue intervention dans l’émission.

Gabby affirme qu’avec Sparrow, rare est le jour sans échange, par WhatsApp ou par téléphone, et balaie les rumeurs de rivalité. Il décrit une étude intense et volontaire de l’œuvre de Sparrow, estimant quiconque se mesure à Sparrow en calypso se trompe de cible. Il se remémore cinq années passées à numériser des enregistrements trinidadiens de 1930 à 1990 après qu’Eddie Grant eut acquis les droits, en passant par Kitchener, Melody, Sparrow et d’autres, et à avoir entendu du matériel de Sparrow issu des sessions Christopher et d’autres maisons qui précédaient une diffusion plus large. Beaucoup d’auditeurs traitent à tort « Gina and Dina » comme le tout premier titre, ajoute-t-il ; selon lui, le premier enregistrement serait « Jean », chez Rest.

Il raconte avoir vécu environ huit semaines dans la maison de Sparrow à Trinité-et-Tobago tout en chantant sous la tente de Sparrow, partageant petits-déjeuners et déjeuners et observant souvent Sparrow descendre l’escalier de la salle du Seamen and Waterfront Workers Union avant d’entrer en scène, rituel qu’il compare aux grands batteurs marchant vers le milieu. Qualifier Sparrow d’icône serait encore insuffisant, plaide Gabby : phrasé, complicité avec le public, déplacements, maîtrise du micro, rimes, timing et ligne mélodique relèvent du génie naturel. Il plaisante qu’il ne pourrait peut-être le devancer qu’au volume de chansons écrites pour d’autres artistes — plus de 150 — ; en tant que chanteur-performeur de calypso, Sparrow reste intouchable. Tous deux, dit-il, voient la musique comme sept notes réarrangées et naviguent hors scène entre jazz, blues, ballades, reggae ou folk, y compris les travaux de Sparrow avec le groupe de Byron Lee sur des albums comme Sparrow Meets the Dragon et divers enregistrements de Noël.

Interrogé sur les projets d’anniversaire, Gabby dit que des appels répétés sont restés sans réponse, ce qui surprend entre deux personnes d’habitude en contact quotidien ; Sparrow a plutôt transmis des messages de félicitations de dirigeants régionaux.

Sur la scène caribéenne actuelle, Gabby range mento, ska, soca et styles apparentés dans une même famille et estime que nombre de jeunes formations ont le rythme sans chansons durables, souvent des thèmes « filles » étroits et une exportation limitée au-delà d’une seule île. Il appelle à des mélodies plus solides et à une écriture faite pour survivre à une saison, sans s’en prendre personnellement aux nouveaux venus.

Méditant sur les leçons de vie, il insiste sur l’humilité, voyant partout un public surtout en quête d’abri, de nourriture et de bonheur, et cite des Colombiens exaltés par des prestations en anglais ou en patois comme preuve que la musique franchit les barrières linguistiques.

S’agissant de la tournée australienne, Gabby note que la série est à une victoire partout avant le troisième Test à Kingston. Il impute au mauvais arbitrage — y compris un arbitre en fonction qu’il surnomme à l’oral — l’amertume du deuxième match, tout en reconnaissant que le calendrier était fixé d’avance. Sur un recul plus large depuis les décennies de domination, il félicite les Indes occidentales d’avoir battu l’Australie en Australie au cycle précédent, estime que la région produit encore du cricket captivant pendant environ trois jours avant de fléchir, et juge le vivier parfois mince ou absent selon les territoires. Il évoque le mentorat informel de Malcolm Marshall sur la filière des rapides et la prétendue préférence de Marshall pour Sir Andy Roberts comme meilleur rapide affronté, plaidant pour que des légendes soient regroupées pour encadrer collectivement plutôt qu’éparpillées, la paperasse primant trop souvent sur la transmission pratique.

Avant de conclure, Gabby souligne une étape personnelle : il estime être le seul calypsonien à avoir remporté une couronne majeure sur six décennies distinctes, des années 1960 aux années 2010, s’étant retiré deux ans après la clôture de cette période.

Syndiqué depuis SportsMax (Video) · publié initialement le .

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