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Television Jamaica (Video)

La Jamaïque réforme les permis de cannabis pour élargir l’accès des petits cultivateurs de ganja

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La Jamaïque met en place un système révisé de permis de cannabis destiné à réduire les coûts et la complexité auxquels sont confrontés les petits cultivateurs de ganja et les producteurs traditionnels souhaitant accéder au marché légal. Le ministre d’État Delano Seville Wright a déclaré que ces mesures visent à créer un cadre plus favorable aux cultivateurs ruraux, qui doivent composer avec des licences coûteuses et des règles de conformité exigeantes.

Selon les changements proposés, les personnes cultivant jusqu’à un demi-acre bénéficieraient de coûts d’accès réduits et de moins d’obstacles administratifs. La procédure de délivrance des cartes d’identification devrait également devenir plus efficace, ce qui réduirait les déplacements répétés des demandeurs. Les cartes resteraient valables trois ans au lieu d’un an, limitant ainsi la fréquence des frais de renouvellement et des formalités administratives.

Les réformes comprennent également un permis spécial transitoire pour les cultivateurs. Les communautés et les coopératives seraient autorisées à participer légalement à l’industrie du ganja, ouvrant potentiellement le secteur réglementé à un groupe plus large de Jamaïcains.

Les acteurs du secteur estiment que le cannabis pourrait contribuer à l’expansion économique, à l’emploi et à l’image internationale de la Jamaïque. Ils soutiennent toutefois que l’accès doit être élargi afin que les petits agriculteurs et les exploitants d’entreprises locales puissent participer au développement du secteur. Un défenseur de cette cause a estimé que la Jamaïque reste trop dépendante des investissements directs étrangers et des modèles axés sur les exportations lorsqu’elle développe des industries.

Le secteur continue de se heurter à des obstacles majeurs, notamment les restrictions internationales sur le cannabis, la concurrence des opérateurs illégaux et les menaces climatiques pesant sur les cultures. Le financement constitue une autre préoccupation sérieuse, car le cannabis reste soumis à des restrictions en vertu de la législation fédérale des États-Unis et des conventions internationales.

Des personnes liées à l’industrie auraient perdu leurs comptes bancaires et se seraient vu refuser des prêts ainsi que d’autres services financiers. De récentes annonces du président américain concernant la mise en œuvre de réformes fédérales couvrant les usages médicinaux, scientifiques et liés à la recherche ont fait naître l’espoir d’une éventuelle amélioration de l’accès aux services bancaires.

Les partisans du secteur affirment que l’identité bien établie de la Jamaïque autour du ganja confère au pays un solide avantage commercial, mais que les investissements resteront limités tant que les règles bancaires et financières ne seront pas assouplies. Ils souhaitent également que les travaux sur la propriété intellectuelle liée au cannabis et les échanges techniques soient approfondis.

Le principal défi consiste à faire en sorte qu’une industrie mieux organisée et plus rentable profite aux communautés et aux cultivateurs traditionnels qui ont façonné la réputation mondiale de la Jamaïque en matière de ganja, plutôt que d’en concentrer les bénéfices entre les mains d’un petit groupe d’investisseurs.

Syndiqué depuis Television Jamaica (Video) · publié initialement le .

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