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La fédération mexicaine de football perd devant le TAS contre des amendes de la FIFA pour un chant homophobe
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La fédération mexicaine de football perd devant le TAS contre des amendes de la FIFA pour un chant homophobe

LAUSANNE, Suisse (AP) : Alors que la Coupe du monde doit débuter à Mexico dans quelques jours, la fédération mexicaine de football a échoué mardi dans une nouvelle tentative de faire annuler une mesure de la FIFA liée à l’utilisation par des supporters d’une insulte anti-gay visant des joueurs adverses.

Le Tribunal arbitral du sport a rendu la plus récente décision dans une série de différends entre le Mexique et la FIFA qui remonte à plus de dix ans. Elle intervient avant que l’équipe masculine du Mexique n’affronte l’Afrique du Sud le 11 juin au stade Azteca, une enceinte où le chant a été fréquemment signalé.

L’injure est un seul mot espagnol, traduit littéralement par prostitué masculin, et elle est le plus souvent criée lorsque le gardien adverse effectue un dégagement aux six mètres.

Elle s’est largement répandue pendant la Coupe du monde 2014 au Brésil et est revenue lors du tournoi de 2018 en Russie puis de l’édition 2022 au Qatar. Les supporters mexicains ont continué à entonner ce chant malgré les appels et les efforts d’éducation de leur propre fédération pour freiner ce comportement.

La dernière affaire devant le TAS découle de procédures disciplinaires de la FIFA concernant des incidents survenus lors de matches de 2024 impliquant la Bolivie, l’Uruguay, le Brésil et les États-Unis. Des observateurs chargés de la lutte contre la discrimination ont détecté le chant, et des observateurs similaires doivent être déployés par la FIFA sur les 104 matches de la Coupe du monde au Mexique, aux États-Unis et au Canada.

Le TAS a déclaré que sa formation avait confirmé des amendes de la FIFA d’un montant de 140 000 francs suisses, soit 178 000 dollars américains. Toutefois, les juges ont annulé une sanction qui aurait imposé la fermeture d’une partie d’un stade pour un match organisé par la FIFA, y compris une éventuelle rencontre de Coupe du monde.

Le tribunal a indiqué que la formation, lors d’une audience tenue en mars à Miami, avait examiné l’argument du Mexique selon lequel la fédération avait « mis en place des mesures depuis 2015 pour éduquer, prévenir et éradiquer le chant ».

« Ils (les juges) ont observé que le comportement des supporters était collectif et généralisé, et ne constituait pas simplement un incident isolé », a déclaré le TAS dans un communiqué.

Tout en reconnaissant la « nature unique » du problème auquel sont confrontées les autorités du football mexicain, le tribunal a jugé que la fédération pouvait néanmoins être tenue responsable.

Le Mexique doit également accueillir des matches de groupe de la Coupe du monde contre la Corée du Sud à Guadalajara et la République tchèque à Azteca.

Syndiqué depuis Jamaica Gleaner · publié initialement le .

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