Skip to main content
Television Jamaica (Video)

La députée de St James dit que deux phrases en patois au Parlement visaient à relancer le débat sur la culture

St. James
Skip to transcript

Nikisha Bertchel, députée de St James Southern et porte-parole de l’opposition sur la culture, le patrimoine et l’économie créative, a expliqué pourquoi elle a entamé une récente contribution sectorielle en jamaïcain. Le président de séance l’a interrompue et a jugé le dialecte irrecevable pour la séance. Mme Bertchel a indiqué que le Règlement intérieur désigne l’anglais comme langue de la Chambre mais qu’à sa lecture, il n’interdit pas explicitement le jamaïcain. Elle a ajouté que, depuis son entrée au Parlement en octobre dernier, elle a entendu du jamaïcain dans l’hémicycle, mais pas de la manière dont elle l’a employé dans son intervention.

Elle a qualifié ce choix d’acte mesuré de perturbation plutôt que de manque de respect. Ses deux premières phrases étaient en jamaïcain, a-t-elle dit, pour secouer l’hémicycle suffisamment pour ouvrir un débat plus large sur la classe, l’identité et l’image que le pays a d’elle-même. Elle a relié l’épisode à son malaise, en tant que jeune élue originaire du St James rural, face à des formules de cérémonial comme des prières faisant référence à la Couronne, ainsi qu’aux inquiétudes récentes autour de la masse. Elle a dit vouloir que les parlementaires tiennent un miroir au Parlement lui-même et se demandent si les pratiques actuelles correspondent à la manière dont ils souhaitent représenter la Jamaïque en 2026.

Le président de séance, a noté Mme Bertchel, lui a dit qu’elle savait mieux que cela. Elle a répondu estimer avoir un devoir envers sa culture et envers les électeurs qui veulent s’y reconnaître dans le forum de la nation. Dans un échange sur un autre incident impliquant la masse et un membre du gouvernement, elle avait déjà déclaré que sans ordre il y a chaos, et que si certaines règles peuvent mériter d’être changées, il faut respecter celles qui existent jusqu’à leur modification.

Elle a insisté sur le fait qu’elle ne demandait jamais que les débats se déroulent uniquement en jamaïcain. Elle veut que les enfants maîtrisent l’anglais tout en apprenant aussi à utiliser le jamaïcain avec assurance, estimant que la langue renforce la confiance en soi. À l’occasion du Read Across Jamaica Day, elle a visité des écoles de sa circonscription avec des ouvrages de Louise Bennett plutôt que des titres de super-héros importés, et a été frappée que de nombreux élèves ne reconnaissaient pas des classiques comme Brer Anancy.

Mme Bertchel a dit avoir déjà échangé avec des collègues de l’opposition au sein du comité du Règlement intérieur, que préside le président de séance, et qu’elle soulèvera officiellement la question de savoir si la langue première peut être autorisée à la Chambre. Elle a établi un parallèle prudent avec des figures historiques qui ont défié l’ordre plantation, précisant ne pas se comparer à elles. Pour la suite, a-t-elle dit, elle continuera de respecter les procédures de la Chambre, y compris les affaires des députés non ministres si nécessaire, tout en s’exprimant aussi naturellement que le permet son parcours.

Elle a conclu en affirmant que la culture ne doit pas être traitée comme une simple décoration facultative mais considérée comme ayant une valeur intrinsèque et un potentiel économique.

Syndiqué depuis Television Jamaica (Video) · publié initialement le .

11 langues disponibles

Autour de St. James

· propulsé par OFMOP