Washington vise la plateforme crypto iranienne Nobitex dans une offensive plus large de sanctions

L’administration Trump a ajouté la plus grande plateforme iranienne d’actifs numériques et trois autres bourses à sa liste de sanctions, alors que Washington continue de faire pression sur Téhéran pour qu’il accepte un accord mettant fin à la guerre en cours avec les États-Unis et Israël.
La mesure annoncée mardi vise Nobitex, présentée comme la plus grande société d’actifs numériques d’Iran, ainsi que son président et cofondateur, Amir Hossein Rad. Le département du Trésor a indiqué que la plateforme avait traité plus de la moitié des revenus iraniens issus des actifs numériques l’année précédente et qu’elle jouait un rôle dans le vaste dispositif du pays destiné à contourner les sanctions.
Cette décision a été annoncée le jour même où deux médias iraniens semi-officiels ont rapporté que l’Iran avait rompu le contact avec les médiateurs au sujet des efforts visant à prolonger un cessez-le-feu dans le conflit impliquant les États-Unis et Israël. Le président américain Donald Trump a rejeté cette version, affirmant que les négociations étaient toujours en cours.
Selon le Trésor, Nobitex a aidé à transférer de l’argent et des actifs hors d’Iran après le début des opérations de combat américaines dans le pays, dans le but de protéger des avoirs liés au régime. Nobitex n’a pas répondu à une demande de commentaire envoyée par courriel.
Les responsables américains affirment que Téhéran dépend fortement des cryptomonnaies et d’autres actifs numériques pour contourner les sanctions. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a déclaré ce mois-ci au Reagan National Economic Forum : "Nous avons saisi environ un milliard de dollars de leurs cryptomonnaies."
Ces nouvelles mesures s’inscrivent dans un effort plus large de l’administration Trump visant à accentuer les tensions économiques pesant sur l’Iran. Washington a également eu recours à des sanctions secondaires contre des pays traitant avec des personnes, entreprises et navires contrôlés par l’Iran, citant des partenaires comme les Émirats arabes unis ainsi que des rivaux, notamment la Chine. Les banques ont aussi été mises en garde concernant le traitement de fonds iraniens.
La semaine dernière, les États-Unis ont sanctionné la Persian Gulf Strait Authority, une agence récemment créée par l’Iran pour superviser le transport maritime dans l’étroit détroit d’Ormuz. Le Trésor a décrit cet organisme comme un "dispositif destiné à extorquer le transport maritime international".
Dans le même temps, l’armée américaine a intercepté des navires marchands qui tentaient de franchir un blocus des ports iraniens conduit par les États-Unis. Washington a lancé ce blocus le 17 avril, après que l’Iran a de fait fermé le détroit à la suite du déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, commencée par des frappes américaines et israéliennes le 28 février.
Syndiqué depuis Jamaica Gleaner · publié initialement le .
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