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PBC Jamaica (Video)

Une étude UNICEF–CAPRI conclut que les dépenses de la Jamaïque au profit des enfants se traduisent rarement par des résultats mesurables

Kingston
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Kingston, 14 mai 2026 — La présentation d’un rapport UNICEF–CAPRI sur l’argent public au service des enfants conclut que le total compte moins que l’exécution, les institutions, la transparence et le suivi, domaines auxquels l’évaluation attribue de faibles notes.

Les chercheurs ont suivi neuf exercices budgétaires de budgets approuvés, de 2017-2018 à 2025-2026, répartis sur huit domaines de dépenses liés aux enfants. L’étude évite la question de savoir si la Jamaïque devrait dépenser davantage ; elle demande si les budgets sont conçus pour produire des résultats, ce qui impose d’examiner les conditions de mise en œuvre plutôt que la seule appropriation.

L’éducation absorbe chaque année la plus grande part des estimations liées aux enfants. L’orateur a souligné que la Jamaïque consacre à l’enseignement une part du produit intérieur brut supérieure à celle d’États pairs et de certains plus riches, alors que les indicateurs d’apprentissage, les scores de capital humain et la productivité du travail restent faibles : la productivité se classe près du bas de l’échelle en Amérique latine et dans les Caraïbes, seuls Haïti et Cuba étant plus bas. Une partie du décalage, selon l’analyse, tient à l’investissement préscolaire : les mille premiers jours après la naissance façonnent la croissance cérébrale, les séquelles nutritionnelles, la stabilité et la stimulation, des dommages pouvant rogner les gains de l’âge adulte d’environ un quart. Ces années relèvent surtout du vote « éducation », tombant plutôt sous le budget de la santé, du logement, de la nutrition, de la protection de l’enfance et de la protection sociale — lignes que le rapport qualifie de maigres, fragiles et difficiles à lire. De lourdes dépenses d’éducation en fin de parcours ne peuvent pas totalement compenser quand les fondations restent étroites.

Un schéma parallèle traverse les secteurs : les dotations existent et l’argent circule, mais la masse salariale absorbe une part croissante — environ 83 % du budget de l’éducation en 2017-2018 contre 86 % en 2024-2025 — avec une part décroissante pour les biens, les services et le fonctionnement. La protection de l’enfance, l’alimentation et la nutrition, ainsi que les loisirs, la culture et le sport affichent la même tendance. Après une refonte des rémunérations du secteur public en 2022 visant une compression salariale de longue date, les salaires ont augmenté sans budgets de fonctionnement à la hauteur, de sorte que des rémunérations plus élevées ne se sont pas encore traduites par de meilleurs services pour les enfants. Les loisirs, la culture et le sport ont capté moins de 2 % du total axé sur l’enfance, ont reculé en termes réels, et les charges de personnel sont passées de 37 à 57 % des dépenses de la catégorie. Des dépenses importantes, comme le soutien à Champs, sont difficiles à retracer dans les budgets publiés, ce qui limite le contrôle. Une promesse de 2018 d’élaborer un cadre national de protection des enfants dans le sport et la culture manque encore, après sept ans, d’un produit vérifiable publiquement, et la volonté d’élever Champs au rang de compétition mondiale de premier plan ne dispose d’aucune ligne budgétaire dédiée claire.

L’analyse n’a trouvé aucun cadre de résultats reliant les dépenses aux effets obtenus ni de reporting ventilé sur ce qu’ont réellement reçu les enfants. Les budgets approuvés montrent l’intention et les chiffres de l’exercice précédent, pas la livraison, les bénéficiaires ou l’impact ; à défaut de données, la reddition de comptes s’effrite.

Le document énumère cinq recommandations. Parmi les points mis en avant en séance : intégrer des objectifs ventilés par enfant, des indicateurs et les réalisations de l’exercice précédent dans la gestion des finances publiques, éventuellement dans la loi ; réorienter la croissance des budgets vers la santé et la nutrition de la petite enfance, le logement stable, la protection de l’enfance et le soutien aux familles ; et refondre la protection de l’enfance pour que les enfants placés sous la tutelle de l’État progressent selon une planification vers la permanence, une loi sur l’adoption actualisée, le financement du placement familial domestique et une gestion de dossiers qui privilégie par défaut le milieu familial plutôt que les institutions, en vue de faire disparaître progressivement les foyers pour enfants. Par ailleurs, l’orateur a pressé d’adopter rapidement la législation et de désigner un gestionnaire de fonds pour le Hope for Children Trust Fund annoncé par le premier ministre en 2024, avec des fonds de départ attendus au cours de cet exercice budgétaire.

L’analyse présente la conclusion centrale comme un écart entre les débours et ce que vivent les jeunes — donc la société que devient la Jamaïque — tout en affirmant que le récent redressement budgétaire a créé une marge pour corriger le tir si les dirigeants le décident.

Le Dr Steven Carr, pour le compte du Ministry of Education, Skills, Youth and Information et en saluant la secrétaire générale permanente, la sénatrice Dr the Hon. Dana Morris Dixon, le major Dr Carr Cassandro et d’autres personnalités, a félicité l’UNICEF et le CAPRI pour un document « sérieux et réfléchi » qui va au-delà de « How much money are we spending? » pour poser la question de la sagesse des dépenses, de leur atteinte des élèves les plus démunis, de leur visibilité pour le public et de leur capacité à améliorer la vie des enfants. Il a dit aux élèves que le débat budgétaire, « c’est vous qui êtes concernés », des manuels et appareils aux salles de classe sûres et au soutien aux besoins spécifiques. Il a convenu que le rapport exige à juste titre un meilleur suivi, une meilleure évaluation et des liens avec les résultats, ce que le ministère prend au sérieux avant que la transcription s’interrompe au milieu d’une phrase. La représentante de l’UNICEF Jamaïque, Olga Iriza, figurait parmi les participants.

Syndiqué depuis PBC Jamaica (Video) · publié initialement le .

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